Thunder Core + Ethereum = 1600 tx/sec ?

Qu’est-ce que ThunderCore ?

ThunderCore est une blockchain à part entière qui a sa propre crypto-monnaie native. Elle a toutefois une particularité assez unique. Développée par des experts leaders du secteur, ThunderCore est compatible avec la virtual machine d’Ethereum et peut donc lui faire atteindre un débit de plus de 1200 tx/sec, pour des temps de bloc inférieurs à une seconde et des coûts en gaz très faibles. Bref, les ingrédients nécessaires à faciliter, accélérer et rendre scalables les DApps d’Ethereum. Résultat : une vitesse inédite pour une blockchain et des performances globales considérablement améliorées, sans compromis en matière de sécurité.

Comment ça marche ?

ThunderCore propose un protocole extrêmement simple, basé sur les recherches des professeurs Shi et Pass. Chaque étapes du dit protocole est détaillée et étayée par des preuves mathématiques rigoureuses.

L’ACCELERATEUR

Le pivot de tout le système est l’accélérateur, un système distribué résistant aux attaques DDoS, qui constitue un réseau de nœuds chargé de voter pour les nouveaux blocs.

Relations entre les noeuds du réseau ThunderCore.
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Dharma, à l’aube des prêts blockchain

Attention: Ceci n’est pas un conseil en investissement. Si vous décidez d’investir faites le à vos risques.

Nadav Hollander – CEO de Dharma : «  Ne laissez pas votre argent pourrir dans un portefeuille ou un échange. »

Voilà le slogan de Dharma, une start-up californienne développant des produits de prêt sur la blockchain, suscitant un intérêt auprès des investisseurs détenteurs d’Ethereum (ETH) ou de Dai (DAI). Les utilisateurs pourront gagner jusqu’à 2,5% par an sur Ethereum et 8% sur DAI.


Dharma Labs, qui a récemment collecté 7 millions de dollars, provenant notamment d’investissements de Coinbase Ventures, Green Visor et Polychain a dévoilé (Avril 2019) sa nouvelle plate-forme de prêt de crypto-monnaie, qui permet à n’importe quel utilisateur dans le monde d’emprunter et de prêter de la crypto-monnaie en quelques clics. La plate-forme peer-to-peer est régie par les smarts contracts de Dharma, qui spécifient les conditions de prêt de chaque contrat.

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Liberland: 7 km2 à dormir debout (45° 46′ N, 18° 52′ E)

Les coordonnées GPS 45° 46′ N, 18° 52′ E ne vous parlent sans doute pas. Si maintenant on vous dit qu’elles ont un lien très étroit avec la blockchain, la chose doit vous paraitre encore plus mystérieuse. Et pourtant elles localisent le premier Etat au monde entièrement géré par une blockchain : Liberland. Ou plutôt dans la République Libre de Liberland.

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Algorand, un aperçu de la technologie

Algorand est un projet créé par Silvio Micali, un informaticien italo-américain du Laboratoire d’informatique et intelligence artificielle et également professeur d’informatique au Département d’ingénierie électrique et informatique du MIT depuis 1983. Sa recherche porte sur cryptographie théorique et sécurité de l’information. Micali a été lauréat du Prix Gödel en 1993 et du prix Turing 2012. Ses travaux fondamentaux sur la cryptographie asymétrique sont un pilier du domaine. Il est de plus un des co-inventeurs de la très connue zero-knowledge proof.

Cet article est principalement une traduction en français de l’article LinkedIn du professeur Micali du 4 Avril 2019: ALGORAND’S CORE TECHNOLOGY (in a nutshell)

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Komodo, Resistance, Boltz: les DEX 2.0 sont parmi nous.

10 Avril 2019. Dans une interview accordée à CNBC , Christine Lagarde, directrice du FMI, a déclaré que les technologies blockchain ont une grande valeur intrinsèque, que les crypto-monnaies ont un impact réel sur la finance mondiale et qu’elles sont en mesure de « bouleverser le système ».

Le coeur de la disruption dont parle le FMI est sans doute la possibilité de créer et faire circuler de la monnaie en dehors du circuit bancaire. Un autre aspect est toutefois la mise à disposition de plateformes de trading blockchain, utilisables sans bagage technique et capables d’anonymiser les transactions crypto.  Il s’agit des exchanges décentralisés (ou DEX) et ils seront mis à l’honneur dans cette discussion.

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BTU: le standard Ethereum de réservation on-line

 

Tout le monde sait que Ethereum met à disposition le standard ERC20: un token à l’interface prédéfinie que pratiquement toutes les ICO utilisent pour leur levée de fonds. Ce token expose les fonctions minimales nécessaires à une participation à l’ICO et à la vie future du token. Ce standard simplifie beaucoup les ICO. Il garantit, par exemple, que le token soit directement tradable : l’intégration dans différents crypto-exchanges se fait en un click  (ou presque).
Ce qu’on sait moins souvent est qu’on peut customiser et modifier  des protocoles Ethereum ou même en proposer des nouveaux. Le ERC-721, par exemple, est une variante ERC-20 qui rend un token non-fungible. Cette modification a permis de créer les CryptoKitties : chaque token 721 étant unique et non-permutable, on a pu lui associer un et un seul crypto-chaton.

Dans cet article, j’aimerais vous parler d’un nouveau  standard Ethereum à mes yeux très intéressant: le BTU, Booking Token Unit Protocol, qui existe déjà sous le nom de  ERC-808.   Voici le site officiel.

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Techniquement l’ICO ban reste une tâche très compliquée.

 

Dans les derniers mois, des craintes plus ou moins justifiées se sont installées dans le monde crypto suite à des nuages arrivant de l’Est.

Le gouvernement chinois a mis en place (septembre 2017) une politique restrictive au regard des crypto-monnaies avec deux mesures concrètes : la fermeture des crypto-échanges et la suspension des ICO sur le territoire chinois. D’autres sont peut-être aussi en route comme l’interdiction de faire du mining via des ordinateurs basés en Chine.

De son côté, la Corée du Sud a aussi banni les ICO, les Etats-Unis, le Canada et Singapour ont rappelé que certaines ICO peuvent être classées comme securities, la Grande-Bretagne s’est penchée sur le phénomène, tandis qu’en Suisse la FINMA a déclaré que certaines ICO ne respectent pas la réglementation relative à la lutte contre le blanchiment et le terrorisme. 

Et voici qu’en France l’AMF vient de s’exprimer sur le sujet. Son président a affirmé que les ICO n’ont pas de statut juridique dans la législation actuelle et exhorte les autorités européennes à prendre rapidement des mesures pour classer juridiquement les ICOs dans l’UE.

« L’idée n’est pas d’interdire absolument toutes les ICOs … mais d’étudier la pertinence de différentes formes dans un contexte innovant. »
a ajouté le porte-parole Franck Guiader.

Il me semble que dans les discussions autour de la régulation qui sont passées un peu partout, il manque une pièce importante du puzzle. Personne n’a soulevé avec assez d’emphase le caractère  réfractaire à la censure d’une blockchain.

Nous allons voir dans ce post pourquoi l’interdiction et/ou la régulation d’une activité blockchain (et donc à fortiori des ICOs) risquent d’être bien plus complexes que, par exemple, celles du téléchargement en peer-to-peer  qui avait donné lieu à la loi Hadopi. Une loi pourtant restée dans les faits, largement inefficace.

Rappel: ce blog étant technique, ma position n’est pas du tout politique, libertarienne ou autre. Je veux juste examiner les facteurs techniques qui entrent en jeu pendant des échanges blockchain. Le but étant d’analyser la décentralisation intrinsèque des crypto-monnaies à la lumière des interdictions auxquelles elles peuvent être soumises. Et qui dit décentralisation dit difficulté à réguler, comme nous enseigne Hadopi.

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L’ICO CoinDash vient de se faire pirater. Ethereum n’y est pour rien.

Hier, 17 juillet 2017, un pirate est arrivé à voler plus de 8 millions de dollars en ether dans les toutes premières minutes de l’ICO de CoinDash, qui propose (toujours, d’après les responsables) une plateforme d’échange pour trading décentralisée.

Comme dans toutes les ICO, les investisseurs acquièrent une participation et s’embarquent dans l’aventure entrepreneuriale en achetant des actifs numériques appelés jetons. Ce moyen de financement est devenu très populaire sur Ethereum. Ils sont nombreux à vouloir participer dans l’espoir d’émuler certaines succes-stories mémorables qui ont récolté des millions de dollars en quelques minutes et en direct. Mais même des applications très banales (voire ridicules) arrivent à lever des milliers de dollars, ce qui dépasse leur espoir via les circuits classiques.

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NumerAI: le machine learning rencontre la blockchain.

 

L’intelligence artificielle et la blockchain sont deux secteurs en forte croissance, qui feront sans doute des merveilles dans les 10 ans à venir.

A présent, ce qui distingue le plus ces deux technologies est à mon sens le caractère bien plus prévisible de l’AI: on en parle depuis des années et cela fait longtemps que des films, des articles de vulgarisation (pour le grand publique) ainsi que des publications techniques (pour le métier), esquissent le futur des machines intelligentes en nous donnant un avant-goût des percées futures.

De son côté, la blockchain est une nouveauté qui arrive comme une météorite. Le potentiel disruptif des deux est peut-être identique mais le caractère ponctuel et inattendu de la blockchain, couplé à son étonnant dynamisme, vont lui faire faire des vagues bien plus hautes à court et moyen terme. C’est mon avis, en tous cas.

Ayant travaillé dans les deux secteurs, notamment dans la prédiction AI de données boursières, je me fais un plaisir dans ce post de vous parler de Numerai, un hedge fund blockchain-based qui recrute ses prédictions via blockchain.

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Blockchain: les banques se cherchent toujours

 

L’arrivée du PC a décentralisé le computing et l’information. Si dans les années 70 les mainframes localisaient en très peu d’endroits le peu de calcul qu’on pouvait se permettre, l’arrivée des PC a distribué la puissance de calcul sur nos bureaux.

L’arrivée de l’Internet a ensuite décentralisé l’information. Elle rebondit aujourd’hui entre des milliers de sites différents (sociaux, blog…) produite par monsieur Tout le Monde, tout comme par des pros de la presse classique.

De la même manière, l’arrivée des crypto-monnaies blockchain est en train de décentraliser l’Economie.

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