Facebook sait que vous êtes tombés amoureux, la blockchain non.

 

Voici ce que Facebook voit lorsque deux de ses utilisateurs tombent amoureux.

Les data scientists de Facebook ont publié un article en février 2014 dans lequel ils expliquent comment ils savent déterminer statistiquement la formation d’un couple.

Le pattern observé est le suivant:

  • pendant les 100 jours précédent le début d’une relation, on note une augmentation lente et constante du nombre de posts.
  • lorsque la relation commence, la courbe passe brusquement par un point d’inflexion.
  • par la suite, les messages diminuent suivant une pente plus douce. Vraisemblablement, les couples décident de passer plus de temps ensemble et les messages en ligne cèdent la place à plus d’interactions dans le monde physique.

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Sortie du livre « Blockchain, la révolution de la confiance »

 

Si les informations pour une compréhension de la blockchain sont désormais disponibles en anglais, encore trop peu nombreux sont les ouvrages en français. C’est pourquoi ce nouveau livre Blockchain, la révolution de la confiance, sorti le 16 février aux éditions Eyrolles, est un must pour toute une catégorie de personnes qui veulent/doivent saisir les tenants et les aboutissants de la cinquième grande révolution numérique.

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Algorand: une alternative au PoW

 

Le professeur Silvio Micali du MIT, l’un des meilleurs cryptographes au monde, a récemment publié un document très intéressant intitulé ALGORAND The Efficient and Democratic Ledger où il expose une nouvelle manière de sécuriser une blockchain. Il s’agit d’une solution élégante au problème des généraux byzantins qui permet de se passer de la proof-of-work. Silvio Micali a reçu le Prix Turing (en informatique), le Prix Goedel (en science informatique théorique) et le prix RSA (en cryptographie). Il est notamment co-inventeur du protocole zero-knowledge-proof (ZKP) utilisé par exemple dans Z-Cash.

Si cette innovation devait être appliquée au bitcoin (pour l’instant elle est plutôt applicable dans des réseaux synchrones) elle changerait complètement son visage.

Le professeur Micali a profité de l’exposition de sa nouvelle méthode pour affirmer que les ledger blockchain sont une des technologies de pointe de l’histoire de l’humanité et qu’il est urgent de s’y intéresser de très près. Sans crainte d’exagérer, il a affirmé:

“I believe the public ledger is going to be as beautiful and as useful as any physical infrastructure we have created and I really urge you to devote all of your attention to it.”

C’est pas beau ça ?

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Bitcoin Unlimited: encore sur la taille des blocs

 

La recherche autour des blockchain est toujours aussi dynamique et depuis quelque temps un nouveau terme est apparu dans la sphère médiatique, celui de Bitcoin Unlimited (BU). De quoi s’agit-il concrètement ?

Bitcoin Unlimited est un full client qui se propose comme alternative au Bitcoin Core, le client original. Il offre un haut degré de sécurité et propose deux innovations majeures.

A) Il supprime la limite sur la taille des blocs, figée à 1 mégaoctet dans Bitcoin Core. Chaque utilisateur va pouvoir paramétrer la taille des blocs qu’il souhaite accepter, d’où découle un marché de la taille déterminée par consensus.

B) La couche consensus de Bitcoin Unlimited est plus propre puisqu’elle préserve sa propriété argent, dans le sens où elle ne fait que du consensus. Les blocs problématiques à accepter pour des raisons techniques (et non de cohérence dans la balance des avoirs) sont traités dans une couche différente où le consensus réseau n’est pas critique.

Nous verrons que  Bitcoin Unlimited peut occasionner un hard fork.

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ChronoBank: une Blockchain pour l’industrie du recrutement

 

ChronoBank est un projet ambitieux qui vise à changer
les industries RH / Recrutement / Finance d’une manière similaire à la façon dont Uber a innové dans les taxis ou Upwork dans le monde des freelance. ChronoBank veut innover massivement dans le recrutement intérim pour plusieurs professions clés.

Contrairement à Uber et Upwork, l’offre ChronoBank est alternative et très originale surtout parce qu’elle est structurée autour d’un jeton blockchain: un token qui va être un étalon pour le temps.

L’objectif est de changer la manière dont les gens trouvent du travail intérim et encore plus la manière dont ils sont récompensés: dans un cadre décentralisé et sans la participation des institutions financières courantes.

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La BCE en mode bitcoin.

 

La nouvelle est revenue sur les devants de la scène mi-décembre dans les principaux médias d’information: la BCE réfléchit à une opération d’envergure du type monnaie hélicoptère. Il s’agit de distribuer directement de l’argent aux citoyens sans passer par les banques. Dans le monde anglo-saxon, on définit ce concept Quantitative Easing for People ou en abrégé QE4People. Ce n’est rien de plus que de la bonne vieille planche à billets et donc de la création d’argent ex-nihilo, seulement les destinataires changent et l’argent va directement dans votre poche, sans passer par des intermédiaires, qu’ils soient des banques ou des Etats.

Emettre de l’argent sans passer par des institutions? Cela semble familier dans notre crypto-monde: bah oui, c’est la base même du bitcoin.

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Blockchain: un disrupting exponentiel ?

 

L’année 1438 avait vu la naissance de la presse écrite grâce à l’invention de la typographie par Johannes Gutenberg: une révolution absolue dont l’innovation continue encore aujourd’hui. En 2015 Nicolas Cary, cofondateur de blockchain.info, avait dit  « Je demeure convaincu que la technologie Blockchain sera aussi importante pour le monde que l’invention de l’imprimerie par Gutenberg ».

Dans cet article, nous allons esquisser un parallèle entre la blockchain et d’autres technologies du passé (comme la presse) pour tenter d’estimer le temps d’adoption de ce dernier break technologique. Par convention, nous appellerons [A] le point dans le temps où survient une rupture de connaissance et [B] le moment où l’adoption est suffisamment répandue dans notre monde occidental, lorsque disons 66% de la population peut se permettre d’acheter le service.

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DECENT: une Dapp pour la distribution de contenu

 

La start-up DECENT, basée à Genève et fondée en 2015 par les slovaques Matej Michalko et Matej Boda propose un système mondial et unifié d’édition et de partage de contenu numérique. DECENT est une plateforme de distribution de contenu open source décentralisée qui permet à quiconque d’acheter, vendre ou partager du contenu directement entre consommateurs sans frais intermédiaires. DECENT a pour but de huiler les mécanismes de distribution grâce à une décentralisation des flux de communication existants. Il utilise la technologie blockchain et une version modifiée du protocole BitTorrent.

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La blockchain Steem (2/2)

Si nous savons tous que WordPress est populaire, nous ne savons peut-être pas à quel point il l’est: par WordPress passe les 26 % du web, plus de 500 sites sont créés chaque jour et l’année 2015 a vu transiter plus de 660 millions de post.

Imaginons un instant ce qui pourrait arriver si on disait aux blogueurs du monde entier qu’à partir de maintenant ils peuvent être payés  pour leur contenu plutôt que payer pour pouvoir poster leurs articles.

Steem a le potentiel (nous disons bien le potentiel) pour devenir la nouvelle plate-forme mondiale décentralisée non seulement pour les blogs, mais aussi pour les autres contenus du web.

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La blockchain Steem (1/2)

 

Les gros acteurs de l’Internet (Facebook, Google, Twitter… ) collectent chaque année des milliards de dollars grâce au contenu créé gratuitement par leurs utilisateurs en échange du service proposé. La richesse de ces sites repose surtout sur le temps passé par les internautes à créer du contenu. Bien sûr, l’accord entre les parties est gravé dans les conditions générales d’utilisation et de ce fait il est obligatoire de céder la propriété et/ou les droits du contenu produit.  L’argent va principalement aux actionnaires pour des services assez banals qui ne s’appuient pas sur des technologies de pointe (à l’exception de rares cas comme Google Street).

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